Traitement ostéopathique des scolioses

Traitement ostéopathique des scolioses

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale dans les 3 plans de l’espace.  En France, 2 à 3% de la population en serait atteinte, soit près de 2 millions de personnes. Elle peut apparaître dès l’enfance ou l’adolescence, motivant le patient à consulter chez un médecin ou ostéopathe (aspect esthétique, mal de dos, gêne respiratoire..).

Dans cet article, vous découvrirez comment mettre en évidence une vraie scoliose, le traitement mis en place par l’ostéopathe et les examens complémentaires nécessaires au suivi de la scoliose.

 

Scoliose ou attitude scoliotique ?

Voilà 2 notions importantes à distinguer afin de conduire le traitement le plus adapté :

  • Attitude scoliotique : la rotation des corps vertébraux est entraînée par quelque chose d’extérieur à la colonne vertébrale.

Exemple : En cas de vraie jambe courte, une bascule du bassin sera automatiquement présente. Afin de maintenir le regard horizontal, le corps compensera par une déviation de la colonne donnant l’aspect de scoliose.

La déformation rachidienne disparaîtra alors à l’instant où le bassin sera équilibré (position assise, cale lors de l’examen).

  • Scoliose : à l’inverse, la déformation sera présente quelque soit la position adoptée par le sujet.

Lors d’une observation debout, les parents pourront remarquer 5 signes faisant suspecter une scoliose chez l’enfant ;

① bascule des épaules – ② omoplate proéminente -③,⑤ signe de la lucarne (écart) – ④ bassin plus haut – ⑥ gibbosité (bosse)
examen scoliose

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La déformation restera donc inchangée en position assise ou allongée. 80% des scolioses sont dites idiopathiques (sans cause connue). Des voies de recherche sont néanmoins évoquées pour ces dernières

– Déficit de mélatonine, hormone produite par la glande épiphyse (l’ablation de cette glande chez les rats produit 40% de scoliose malgré la quadrupédie de l’animal, 100% chez les rats bipèdes)

– Malposition utérine modifiant la tension des ligaments utéro-sacrés, expliquant le sex ratio (8♀/ 1♂), les scolioses idiopathiques touchant beaucoup plus les jeunes femmes.

 

Examens complémentaires et suivi

La radiographie est l’examen de référence dans le diagnostic et le suivi d’une scoliose. Le corps médical examinera 2 critères afin d’évaluer la scoliose du patient et prédire son évolution dans le temps :

1- L’angle de Cobb : sur une radiographie de la colonne de face, c’est l’intersection des 2 droites passant par la vertèbre limite supérieure et la vertèbre limite inférieure (photo ci-dessous).

Lorsque cet angle est supérieur à 20°, le traitement par corset est proposé au sujet. Lorsque l’angle dépasse 40°, la question chirurgicale se pose, on sortira donc du champ de compétence de l’ostéopathe.

Cobb

2- Indice de Risser : une radiographie du bassin est faite pour évaluer l’état de maturation osseux du squelette de l’enfant/adolescent.

Risser

On observe (ci-dessus) l’apparition et la fixation du cartilage de croissance sur la crête iliaque (bassin) pour obtenir le stade Risser (5 stades). Plus le stade est bas (1), plus le risque d’aggravation de la scoliose est important.

Une scoliose apparue lors de l’enfance (4 à 9 ans) a un pronostic d’aggravation 5 fois plus important qu’une scoliose apparue à l’adolescence (>11 ans).

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Traitement manuel ostéopathique

Comme nous l’avons vu, l’âge du patient ainsi que le type de déformation (scoliose vs attitude scoliotique) permettra d’établir le traitement le plus efficace.

Les déformations sont toujours indolores chez l’enfant, tandis que c’est la douleur qui motivera une consultation un adulte scoliotique.

Chez l’enfant, jeune adolescent, les techniques auront une visée structurelle où le but sera de réduire les déformations de la colonne observées. Le traitement sera pluridisciplinaire avec le kinésithérapeute pour plus d’efficacité (renforcement musculaire spécifique).

Les tensions anormales du système ligamentaire utérin en rapport avec le sacrum pourront également être traitées (techniques externes) afin réduire la scoliose chez la jeune adolescente réglée.

 

Chez l’adulte, à l’inverse, le traitement aura une visée fonctionnelle. Corriger la scoliose n’a plus grand intérêt à cause de l’état de maturation osseuse. Pour soulager les douleurs associées (présentes chez 1/3 des adultes), l’ostéopathe effectuera des techniques dans le sens de la rotation scoliotique  afin de redonner de l’équilibre dans le déséquilibre du patient. 

rotation

La scoliose idiopathique n’a désormais plus aucun secret pour vous. Si vous avez plus de question sur la prise en charge, n’hésitez pas à me contacter directement. Vous pouvez partager cet article en cliquant sur le lien ci-dessous ⇓


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